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World Rugby : l’instance dévoile les lourdes sanctions contre la Géorgie

World Rugby a officialisé de lourdes suspensions dans l’affaire de dopage touchant la sélection géorgienne. L’instance internationale et l’Agence mondiale antidopage avaient révélé mi-mars une enquête visant six joueurs et un membre de l’encadrement. L’affaire concerne un système organisé impliquant des drogues récréatives et une substitution d’échantillons, selon la Fédération internationale. L’AMA avait, de son côté, indiqué avoir perdu confiance dans le programme antidopage géorgien.

Sanctions dévoilées et noms rendus publics

Les sanctions prononcées par World Rugby viennent d’être rendues publiques, tout comme l’identité des personnes impliquées. La fourchette des suspensions s’étend de neuf mois à onze ans. L’ancien capitaine de la Géorgie, Merab Sharikadze, écope de la peine la plus lourde. Il a été suspendu pour onze ans pour utilisation ou tentative d’utilisation d’une méthode interdite, falsification ou tentative de falsification, complicité ou tentative de complicité.

La médecin-cheffe de la Fédération géorgienne, Nutsa Shamatava, est également lourdement sanctionnée. Elle reçoit neuf années de suspension pour falsification et complicité. D’autres internationaux géorgiens sont touchés. Giorgi Chkoidze est suspendu six ans, tandis que Miriani Modebadze, Otar Lashkhi et Lasha Khmaladze écopent chacun de trois ans. Enfin, Lasha Lomidze reçoit la sanction la plus légère, avec neuf mois de suspension.

World Rugby et l’ampleur du dossier géorgien

World Rugby et l’AMA avaient déjà indiqué que les faits s’étendaient de 2019 à 2023. Les deux institutions parlaient alors d’un plan organisé impliquant des drogues récréatives et des substitutions d’échantillons. L’enquête avait débuté avant la Coupe du monde 2023, à laquelle la Géorgie a participé. À ce moment-là, les noms des joueurs n’avaient pas été rendus publics.

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Concrètement, l’enquête de World Rugby a mis en évidence plusieurs substitutions d’échantillons lors de contrôles antidopage. Des employés de l’Agence géorgienne antidopage auraient averti certains joueurs des contrôles à venir. De plus, les joueurs géorgiens n’étaient pas systématiquement surveillés lors des contrôles urinaires. Cette absence de surveillance pouvait permettre d’éventuelles manipulations d’échantillons.

Une affaire structurée autour de multiples acteurs

Les sanctions touchent à la fois des joueurs cadres et des membres de l’encadrement médical. Le cas de Merab Sharikadze illustre la sévérité des décisions prises. L’ancien capitaine, aux 104 sélections, est au cœur du dispositif sanctionné. Dans le même temps, la suspension de neuf ans de Nutsa Shamatava souligne l’implication de la structure médicale nationale.

Parmi les joueurs sanctionnés, Lasha Lomidze a évolué en France entre 2019 et 2023. Il a porté successivement les couleurs de l’US Dax, de l’US Marmande et de Saint-Paul-lès-Dax. Cette dimension internationale renforce la portée de l’affaire au-delà des seules frontières géorgiennes. Elle met aussi en lumière la vigilance accrue de World Rugby et de l’AMA sur les compétitions majeures.

Pour résumer: World Rugby a confirmé des suspensions allant de neuf mois à onze ans pour six joueurs géorgiens et une responsable médicale, à la suite d’une enquête conjointe avec l’AMA sur un système organisé de dopage et de substitution d’échantillons.

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