Perpignan, le droit de rêver

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« Arrivera ce qui arrivera »: porté par un bouillant public, Perpignan, maintenu de justesse en Top 14 les deux dernières années, se prend cette fois à rêver de phase finale, ce qui constituerait une première depuis 2010.

Et si l’Usap brouillait les cartes en cette fin de saison? Sur une série de cinq victoires consécutives, le club catalan, septième, se retrouve en embuscade pour la qualification en phase finale.

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Un sujet encore tabou il y a quelques semaines qui a pris du crédit après le succès à Montpellier (20-25) lors de la dernière journée. Du moins auprès des fidèles.

« Nos joueurs sont dans une telle dynamique positive qu’ils auraient tort de ne pas croire à cette qualification », témoigne Jean-Marc Pastoret, président depuis deux décennies de la penya « Les Barretines ».

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« Aujourd’hui, tout le peuple catalan en rêve », ajoute le responsable du plus ancien club de supporters perpignanais, qui compte 600 adhérents. « Les phases finales nous échappent depuis 2010, l’année de la finale perdue contre Clermont ».

Le club auvergnat est justement attendu samedi (15h00), en ouverture de la 23e journée, dans les travées d’Aimé-Giral, où les hommes de Franck Azéma ont enchaîné neuf victoires de rang en championnat depuis octobre.

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Les supporters sang et or se sont déjà mis en mode « phase finale » depuis quelques semaines — ils étaient 500 à Oyonnax, environ 5.000 à Montpellier — et continueront à jouer un rôle-clé ce week-end dans un stade une fois de plus à guichets fermés.

« Quel public! Comment voulez-vous ne pas communier avec eux? Je le dis et je le répète: c’est le meilleur public de France. Avoir signé à l’Usap a été le meilleur choix de ma carrière », apprécie le troisième ligne Kélian Galletier.

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L’arrière Louis Dupichot est lui aussi admiratif de la ferveur des supporters catalans, qui ont enflammé les tribunes montpelliéraines il y a deux semaines: « On voit ça au foot, pas au rugby. Ils sont incroyables! »

– « Il y a de l’attente » –

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A quatre journées de la fin de la phase régulière, l’état-major perpignanais a-t-il revu ses ambitions à la hausse pour viser une place dans les six, ou à défaut les huit premiers histoire de disputer la Champions Cup la saison prochaine?

« On ne va pas se mettre du stress, mais bien sûr qu’il y a de l’attente », répond auprès de l’AFP le manager Franck Azéma. « Je sais par expérience qu’on peut aussi perdre les quatre derniers matches et jouer pour la 13e place ».

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« J’ignore où va nous mener cette dynamique. Il y a suffisamment d’équipes qui se projettent sur la qualification et les phases finales. Certains l’annoncent, ce n’est pas notre cas », poursuit le technicien de 53 ans, qui avait démarré la saison par quatre défaites après avoir débarqué de Toulon.

Le président François Rivière admet, lui, que son club s’est donné ces dernières semaines le droit de rêver: « Les joueurs sont maîtres de leur destin. Arrivera ce qui arrivera ».

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L’appétit venant en mangeant, l’Usap se verrait bien à la table des grands le samedi 8 juin, date de la 26e et dernière journée et d’un déplacement potentiellement décisif à Pau.

Sans oublier la saison prochaine à préparer. Une nouvelle pelouse hybride sera installée durant l’été et de nouveaux espaces de réception sont envisagés.

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L’ensemble des adjoints d’Azéma viennent d’être reconduits jusqu’en 2026 et six joueurs se sont déjà engagés, parmi lesquels le pilier de Toulon Kieran Brookes ou celui de Clermont Giorgi Beria.

Le nom du demi de mêlée international australien Jake Gordon revient lui avec insistance depuis quelques jours. Un autre signe de la nouvelle dimension prise par Perpignan?

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